À Gaza, l’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement reste fortement dégradé. Dans son rapport humanitaire du 11 septembre 2026, OCHA indique que 91 % des ménages évalués sont confrontés à une insécurité hydrique modérée à élevée. De nombreuses familles dépendent encore de l’acheminement d’eau par camion, tandis que les infrastructures d’eau, d’assainissement et de gestion des déchets restent fragiles ou endommagées.

La situation pourrait se détériorer davantage avec l’arrivée de la saison des pluies. Dans les sites de déplacement surpeuplés, les acteurs humanitaires cherchent à améliorer le drainage, renforcer les abris et réduire les risques d’inondation. OCHA souligne toutefois que ces préparatifs restent limités par les contraintes d’accès, le manque de financements et les restrictions touchant l’entrée de matériels essentiels.

Le fonctionnement des services d’eau et d’assainissement dépend aussi largement de générateurs. OCHA rapporte que, depuis le 1er mars 2026, seuls 13 445 litres d’huile moteur avaient été approuvés pour entrer à Gaza, tandis que 92 778 litres restaient en attente d’autorisation. Une part importante de ces volumes est destinée à l’eau, à l’assainissement, à la gestion des déchets et aux services de santé.

Les conséquences sanitaires sont déjà visibles. L’OMS indique que les débordements d’eaux usées, l’accumulation des déchets et l’accès limité à l’eau potable créent des conditions de plus en plus dangereuses. Elle rapporte également que les cas de diarrhée aqueuse aiguë ont presque doublé cette année. Avec les pluies, les inondations pourraient favoriser la dispersion d’eaux usées et d’eau contaminée dans des zones densément peuplées et accroître les risques de maladies.

UNICEF documentait déjà au premier semestre 2026 une forte dégradation de l’accès à l’eau et à l’assainissement. En juillet, l’organisation estimait que 82 % des familles étaient en situation d’insécurité hydrique et que jusqu’à 70 % n’avaient pas accès à six litres d’eau par personne et par jour.

Ces données montrent une situation où les besoins en eau, en assainissement et en santé restent étroitement liés. À l’approche des pluies, la capacité des infrastructures à fonctionner et celle des acteurs humanitaires à entretenir les réseaux et les sites de déplacement deviennent déterminantes pour limiter une nouvelle dégradation des conditions de vie.